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📚Et si on lisait un polar made in Japan ?

  • Photo du rédacteur: Audrey Sabardeil auteur
    Audrey Sabardeil auteur
  • 26 janv.
  • 2 min de lecture

"Le crépuscule de la veuve blanche" (2025)

Cyril Carrère

(Ed. Denoël)


Dans le Tokyo des années 2000, une femme exécute au sabre des victimes innocentes. On la surnomme rapidement la Veuve Blanche. Puis, après des années de tuerie, un jour, on apprend sa mort.


Quinze ans plus tard, le roman commence comme un cold case à la japonaise : suite à des meurtres similaires révélés par un Youtubeur à succès, une agence de détectives tente de remonter cette vieille affaire. Lorsque son fondateur, Kudo, s'évapore, l'enquête prend un tour nouveau.


Dans ce polar atypique, les temporalités se superposent de chapitre en chapitre pour nous plonger dans la cavale de la Veuve blanche tout en nous laissant côtoyer les enquêteurs qui pataugent. Peu à peu, le fil du passé va rejoindre celui du présent et nous sortir du brouillard.

Autre singularité, le focus est mis sur la meurtrière bien davantage que sur les pisteurs, d'autant qu'eux sont toute une équipe : nous sommes loin du polar au flic unique et omniprésent. Un détournement du genre qui peut rapidement conduire le lecteur à choisir son camp... du côté de la criminelle.

Enfin, le fait même que le roman nous fasse voyager de Tokyo à Kobe, en passant par Hiroshima, le rend singulier. Tout est déroutant pour un lecteur non initié à cette culture. L'auteur, un Nîmois installé depuis plusieurs années au Japon, était tout indiqué pour jouer les entremetteurs. On sent à chaque page sa volonté de nous amener à penser, manger, et agir en japonais.


Si le dépaysement vous tente, "Le crépuscule de la Veuve blanche" est le deuxième volet des polars japonais de Cyril Carrère, après "La colère d'Izanagi".

 
 
 

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