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Nuits de la lecture

  • Photo du rédacteur: Audrey Sabardeil auteur
    Audrey Sabardeil auteur
  • 22 janv.
  • 3 min de lecture

Affiche de l'opération
Affiche de l'opération
Les Nuits de la Lecture, kesaco ?

Chaque année, les Nuits de la Lecture invitent petits et grands à célébrer le plaisir de lire, à voix haute ou dans le silence de sa tête. Organisé par le ministère de la Culture, cet événement est une occasion de célébrer les histoires qui nous traversent, nous bouleversent, nous transportent. L'occasion de faire une place au livre (à l'heure des débats sur le budget, ce n'est vraiment pas qu'un symbole.).

Dans les bibliothèques comme dans des salons cosy, dans les librairies comme sur les écrans, c’est l’occasion de partager des textes, de découvrir des voix, et de rappeler que la littérature est une aventure collective et un partage.

Pour ma part, j’ai choisi de participer aussi à l'opération à ma toute petite échelle, et de m’y glisser depuis chez moi tout simplement (vu mes compétences techniques, mon ambition reste de toute manière modeste ), avec un extrait qui, par contre, a de quoi clouer sur place : découvrez ou redécouvrez l’incipit d’Anima , ce roman écrit par Wajdi Mouawad, paru chez Acte Sud en 2012, aujourd'hui disponible en poche chez Babel. Pour m'entendre le lire, rendez-vous sur ma page Instagram ou Facebook.


Pourquoi Anima ?

Parce que cette première page est une claque. Si vous avez lu mes romans, vous savez que j'aime que les premières lignes vous immergent immédiatement dans le récit, et ne vous ménagent pas. Dans Anima, la tragédie moderne qui se déploie sous nos yeux, explose dès les premières phrases. D'emblée aussi, le parti-pris narratif déroute, bouscule, et son sens ne se révèlera qu’au fil des pages. Wajdi Mouawad, en homme de théâtre, est de ces romanciers qui dépeignent une humanité à vif, où chaque mot pèse, chaque silence hurle. Ce roman noir, d’une intensité rare, a marqué un tournant dans ma propre écriture. Il m’a montré que littérature peut se planter dans le cœur du lecteur comme une lame – et que c’est précisément là, dans cette douleur magnifique, que naît l’émotion.


Pour moi, lire Anima, c’est accepter de se perdre. Voilà aussi ce que j’aime dans le noir : cette capacité à mêler ombre et lumière, à faire surgir le drame tel qu'on ne l’attend pas et quand on ne l'attend pas, et c’est cette tension, ce rythme sournois, que je recherche dans mes propres récits.


Mes textes à voix haute : Marseille, du drame et du rythme

Pour cette Nuit de la Lecture, après cette ouverture "master-class" par Wajdi Mouawad, je vous propose de poursuivre par une promenade en quatre escales :


D'abord la première page de "J’arrive" (cette nouvelle est publiée dans Le Cercle des Polardeux marseillais – saison 2, éditions Melmac) : dans ce texte, le souffle est court, et la ville est là, brutale. La menace rôde, et les secrets se portent comme des plaies béantes.


Puis un extrait de chacun de mes trois romans :

- Cargo blues (paru au Bruit du Monde en 2025) bien sûr. Tout Marseille niche dans le nom même de son personnage principal.

- Mais avant, des pages de mes deux autres romans, où le drame irrigue chaque interstice du quotidien, prêt à exploser.


Alors une fois n'est pas coutume, je vous propose de vous installer et, plutôt que de lire mes textes, de m'écouter vous les lire, en cliquant sur ce symbole : 💬






 
 
 

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