top of page
  • Instagram
  • Facebook

Quand on vœux, on peut ...

  • Photo du rédacteur: Audrey Sabardeil auteur
    Audrey Sabardeil auteur
  • 2 janv.
  • 3 min de lecture

Nos réseaux, messageries, discussions fleurissent de vœux.

Je vœux, tu vœux, il vœux ... à qui mieux mieux.

Quant à moi, ici, je vœux nous souhaiter - à vous, à moi, mes frères et nos sœurs, oh ! ooooh! Ce serait le bonheu-eurrr !- d'avoir le souffle qu'il faut, l'énergie, le feu, l'envie nécessaires. Après Cloclo, serait-ce Johnny qui pointe le bout de son (gros) nez ? On est bien loin de ma playlist habituelle, mais que voulez-vous, c'est comme ça ... Ce qui trotte dans la tête, qui va, qui vient, ça ne se décide pas.


Bref, voilà ce qu'il nous faut, et que j'appelle de mes vœux, pour nous tous : l'envie de commencer un truc, de se mettre à cuisiner ou à l'escalade, l'envie d'aller parler à cette nouvelle voisine, de parler enfin à cet ami de ce qui compte vraiment, de ce qu'on a sur le cœur ou qui passe par la tête. De parler sans y penser, de parler en l'air, parler sans en avoir l'air, de parler tout à trac et combattre le trac.

Oui, l'envie de commencer un truc ou d'arrêter enfin cette sale manie, se ronger les ongles, se ronger les sangs, perdre son sang froid. De se faire un sang d'encre pour un oui, pour un non. Pour un peut-être parfois. Et d'avoir le sang chaud. L'envie de se tenir chaud, tous autant qu'on est, de ne plus lui battre froid, même si, au fond, on s'en bat l'œil - et plus bas.

L'envie de se lancer enfin, un défi, à corps perdu, en politique ou dans le vide, à l'aveuglette et dans le combat. Lancer le débat. Lancer des pierres, ou des fleurs. Lancer fort et haut. Feu d'artifice, sans artifice.

Prendre feu ou jouer avec, et souffler sur les braises. Raviver la flamme ou éteindre un brasier, ce truc qui couvait. Mais de la poule ou de l'œuf, qu'est-ce qui ...? L'appeler "mon poussin", même si ça l'énerve, surtout si ça l'énerve. Jouer avec ses nerfs, les mettre en pelote. De laine. Pour se tenir chaud. Et battre le fer tant qu'il l'est. Encore. Ne plus s'empêcher de pleurer à chaudes larmes, de rire à gorge déployée, de parler fort, de parler gras, de dire des mots doux et de chanter à tue tête.

Ne plus se casser la tête pour des broutilles, des vétilles, sornettes et pécadilles. Goûter ces mots, les mots oubliés, les mots orphelins (So!😉), les mots oubliés, les mots retrouvés, l'émoticon 🗯 et l'hémoglobine🩸. Les mots, "tous ceux, tous ceux qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe, sans les mettre en bouquets". Relire Cyrano, parce qu'il y a peu de vers et de personnage plus beaux et à sa suite, dire "Non, merci. Chercher un protecteur puissant, prendre un patron, et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce, grimper par ruse au lieu de s'élever par force? Exécuter des tours de souplesse dorsale? Non, merci. Mais travailler sans souci de gloire ou de fortune, à tel voyage, auquel on pense, dans la lune ! "

Enfin, repartir dans la lune, ou partir la décrocher. Marcher sur elle. Un petit pas pour l'Homme, un grand pour l'humanité. En être pétri - d'humanité - se mettre à la pâtisserie. Laisser la bonne odeur sortir du four et embaumer la maison, et oui, commencer ce truc, la tête pleine de mots, cette nouvelle année.

Photographe : Yannick d'Ys / Festival du polar de Villeneuve-lez-Avignon 2025
Photographe : Yannick d'Ys / Festival du polar de Villeneuve-lez-Avignon 2025

 
 
 

Commentaires


bottom of page