Un week-end livresque
- Audrey Sabardeil auteur
- 26 mai
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 mai
Les 24 et 25 mai avaient lieu non pas un, mais deux salons littéraires. Laissez-moi vous raconter la manière dont j'ai perçu ce week-end bien rempli...
Samedi 24 mai – 2e édition des Flâneries littéraires de Meyreuil
Une vaste place ombragée de platanes immenses, au cœur d’un village au sud d’Aix-en-Provence, non loin de Gardanne. Une brise un peu (trop) fraîche malgré un ciel bleu éclatant. Un grand rectangle de tables pour accueillir les 29 auteurs invités – littérature adulte et jeunesse, polar et littérature blanche.
Tout est bien pensé : un bénévole pour deux auteurs, une buvette conviviale, un animateur enjoué (merci Rémi !) et la pétillante Mylène à l’organisation.
Je suis ravie d’être installée aux côtés de Sylvie Callet, fondatrice du petit collectif des Dames du Noir dont je fais partie. L'occasion pour nous d'échanger, de plaisanter, autrement que par mail ou messages comme à notre habitude.
Sur un autre côté, les vieux briscards du polar marseillais qui m’ont adoptée : René Frégni, Maurice Gouiran, Gilles Del Pappas, avec qui j’adore papoter. Un invité plus rare cette fois : Jean Contrucci !
Je retrouve aussi avec plaisir Isabelle Villain et Didier Esposito, entre autres.
Dans l’après-midi, Aslak Nore (édité, comme moi, au Bruit du Monde) arrive. Et notre éditeur, Adrien, présent toute la journée, passe donner un coup de main à la libraire de Lambesc – avec qui j’ai fait connaissance (et chez qui j’interviendrai fin juin).
Tout était réuni pour que la journée soit belle. Et elle l’a été... sauf que : très, très peu de visiteurs ont répondu à l’appel.
Ce qu’il reste, malgré un beau plateau et l’implication sans faille de l’équipe, c’est ce goût de « pas assez » qui laisse tout le monde un peu sur sa faim.
Dimanche 25 mai – 7e édition du Printemps du Polar de L’Estaque
Changement d’ambiance : Marseille, port de L’Estaque. La mer, les bagnoles, l’effervescence d’un dimanche matin dans ce quartier populaire et vivant. Le soleil est haut, le ciel limpide, la journée promet d’être chaude.
La programmation ?
50 auteurs et autrices de littérature noire répartis sur les deux journées du festival, sous le marrainage de Sophie Loubière (Obsolète, que j’ai adoré, est désormais disponible en poche).
Des tables rondes et interviews, dont la mienne, diffusées sur RCF Marseille en amont.
Arrivée le dimanche, j’ai le plaisir d’être à la table de Sophie Loubière, juste à côté de Gerald Wittocq, excellent camarade belge, et à peine plus loin de Pascal Dessaint que je veux lire depuis longtemps.
Je repars avec Le dernier roi offert par Gérald et Bouche d’ombre de Dessaint.
Cette fois, c’est l’association L’écrit du Sud qui pilote, avec la librairie Vauban pour la logistique, assurée par Lésia.
Le public ? Pas la foule des grands jours, mais clairement plus de visiteurs qu’à Meyreuil. Et surtout, cette ambiance unique qu’on retrouve toujours à L’Estaque : ça parle fort, ça rit beaucoup, et personne ne se prend au sérieux. En tout cas, pas quand on est assis à côté du plus belge des Marseillais !
Vous qui êtes venus, je vous remercie mille fois.
À vous qui n’y étiez pas, je dis : à très bientôt pour une prochaine escale.
Le mois de juin s’annonce chargé... surveillez l’agenda !


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