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Aristo quoi ?

  • Photo du rédacteur: Audrey Sabardeil auteur
    Audrey Sabardeil auteur
  • 19 mai
  • 2 min de lecture

Samedi 17, un peu avant 18h, j'avais rendez-vous avec Claire, libraire à Pélissanne, non loin de Salon. Nous avions échangé par mail, convenu de la date, du créneau horaire, sans trop baliser la rencontre. J'aime autant que ce soit spontané, lorsque les libraires sont d'accord.


J'ai donc été accueillie dans une très jolie librairie-salon de thé au nom énigmatique : Aristoloche Pistoloche.

Aristo quoi ? J'ai eu la même réaction lorsque Claire m'a contactée la première fois. Cela m'évoquait Rabelais (une réminiscence de Picrochole et de ses guerres, j'imagine ... ). En réalité - car j'ai cherché -, l'aristoloche pistoloche est une plante méditerranéenne, nichée dans les rochers calcaires. Une espèce rustique, jadis utilisée dans la pharmacopée de la Compagnie française des Indes orientales.

De là à penser que Cargo blues pouvait s'y amarrer en toute quiétude, il n'y avait qu'un pas.


C'est aussi ce qu'ont fait une grosse dizaine de lectrices et lecteurs curieux, chaleureux, passionnés. Certains avaient lu mon roman et avaient hâte de m'en parler. D'autres me découvraient. Enfin, quelques-uns avaient lu mes premiers titres : Le soleil ne brille pas pour tout le monde et Les Naufragés. Eux étaient curieux de lire mon dernier.


Bref, avec la libraire et moi, nous étions 13. Et manifestement, ça m'a porté bonheur : les échanges se sont révélés d’une grande richesse. Cargo Blues a servi de point de départ bien sûr, mais la discussion a vite pris le large : Marseille, le polar, Jean-Claude Izzo, le roman noir, mais aussi Olivier Norek, Wajdi Mouawad, la tragédie grecque, Camus, Philippe Pujol, Bashung… Autant de passerelles entre littérature, actualité, théâtre, engagement, musique, styles d’écriture.

J'ai raconté mon travail, mes tâtonnements, mes élans, la méthode à laquelle je suis arrivée après trois romans édités, mon rapport aux lieux, à Marseille, mon attachement aux personnages. Loin d'être une conférence, j'ai eu la sensation d'une véritable discussion avec Nathalie, Pierre-Jean (deux dans la même soirée !), Claire, Jean-Claude (un fidèle!), Philippe. Chacun a évoqué ses lectures, partagé ses sentiments, ses plaisirs de lecteurs, son regard sur notre monde. C’était fluide, vivant, ponctué de sourires, de rires, de réflexions qui nous ont très naturellement poussés à continuer la conversation encore longtemps. On a aussi parlé de mes précédents romans, de ce qui me pousse à écrire, de ce que j’essaie de faire entendre à travers mes personnages.


Bref, dans ce lieu chaleureux, entre le fauteuil de velours rouge et les commodes vintage en bois peint, nous avons papoté sans façon pendant presque deux heures, avant de passer aux dédicaces. Je sais déjà que mon Cargo blues se retrouvera bientôt entre les mains d'un grand fils amoureux de Marseille, aussi bien que dans celles de Maman à qui on souhaiterait dimanche "bonne fête". Des moments de partage à venir, qui me ravissent d'avance.


Un immense merci à vous tous qui êtes venus et m'avez offert de votre temps et de votre curiosité. J'ai adoré ce moment ! Et si vous êtes dans les parages, allez flâner à Pélissanne, empruntez la rue Foch et tirez presque jusqu'à la place et l'église Saint-Maurice. Au numéro 6, vous rencontrerez Claire. Allez donc la saluer de ma part — et installez-vous sur la terrasse ou au comptoir de l’Aristoloche Pistoloche. Vous verrez : on y est mieux que bien.

ree

 
 
 

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