top of page
  • Instagram
  • Facebook

Et si on lisait... une dystopie de haut vol ?

  • Photo du rédacteur: Audrey Sabardeil auteur
    Audrey Sabardeil auteur
  • 23 janv.
  • 2 min de lecture

"2084 : la fin du monde" (2015)

Boualem Sansal

(Éditions Gallimard)

🏆Académie Française


En Abistan, Dieu est grand et partout. Personne n'aurait même l'idée de penser le contraire. D'ailleurs, l'Appareil veille au grain et contrôle tout et tous. Mais la magnificence de Yölah n'empêche pas la tuberculose, et c'est pourquoi Ati est au sanatorium. Un jour, entre ces murs, le cerveau de ce trentenaire déraille : un rêve de liberté se forme dans sa tête ...


Dans ce roman à l'écriture exigeante qui se réclame orwellien, l'auteur détaille avec clairvoyance les mécanismes du conditionnement. La satire est évidemment partout et, au vu de l'actualité (Boualem Sansal, 80 ans, est actuellement toujours embastillé par les autorités algériennes ! ), on ne peut que lire cette dystopie avec un sentiment amer. Quelque chose de glaçant. Un sentiment d'urgence aussi. À considérer que la liberté est précieuse et menacée. Partout, tout le temps. Et que toutes les luttes pour la préserver ou la recouvrer sont légitimes et vitales.

Pour autant, je dois dire que ce roman - aussi important soit-il dans son propos - m'est tombé des mains. Ma lecture a été laborieuse. Je suis restée en marge, témoin d'un héros qui n'a pas pris vie à mes yeux. De mon point de vue, ce texte relève davantage de l'essai philosophique que du roman. J'ai eu bien du mal avec ce récit que j'aurais voulu plus rythmé, moins explicatif. Définitivement, je n'étais pas au niveau de ce texte à la très belle plume.


Je referme ce roman avec la conscience que pendant que je lisais ce roman et me permettais une critique, cet auteur libertaire de 80 ans, reconnu et salué par la critique, croupit dans une prison algérienne à cause de ce qu'il écrit. Le réel pire que la dystopie. C'est terrifiant !



ree

 
 
 

Commentaires


bottom of page