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Surprise XXL à l'heure du café

  • Photo du rédacteur: Audrey Sabardeil auteur
    Audrey Sabardeil auteur
  • 8 juil.
  • 3 min de lecture

Il y a des journées où la vie vous fait un clin d’œil. Un de ces clins d’œil doux-amers, qui remuent le cœur autant qu’ils le mettent en joie.


Samedi, j’arrive à la Fête du livre de Saint-Chamas, premier salon littéraire de juillet qui sonne aussi pour moi le début des vacances scolaires. Je sais que je vais y retrouver plusieurs amis auteurs et Christelle Avon, libraire organisatrice devenue chère à mon cœur, avec les années. Et puis il fait beau, de ce beau soleil d'ici que j'adore.

Tout sourire, je salue les premières personnes que je croise sur le parking de l'atelier 480, dont la magnétique Sigolene Vinson (son Butor étoilé est dans ma pile à lire. J'espère trouver le temps bientôt). Un peu plus loin je retrouve Claude Sérillon et son rire inimitable et irrésistible. J'ai fait sa connaissance au salon de Sablet l'an dernier. Une soirée aussi étrange qu'inoubliable et un homme qui a côtoyé des illustres mais le salue comme un copain. Ça fait plaisir !

J’e rejoins ma table, vérifié mon stock de livres. Nickel ! Les équipes de Christelle ont bien bossé ! Et là, Roseline, une bénévole du salon, me tend un café chaud et me lance, l’air radieux :


« Félicitations ! 
- Pour quoi ? » ( Elle sait pour mon Prix Albertine Sarrazin ? Étonnant ! Elle doit plutôt faire allusion au joli chemin que fait Cargo blues. Elle me suit peut-être sur les réseaux ? Génial !

En réalité, c’est mieux encore.


Elle : « Pour Le Nouvel Obs ! »
Moi : « Vous faites erreur… »
Elle : « Ah non ! Ne bougez pas, je vais vous montrer. »

Elle disparaît et revient quelques instants plus tard avec son exemplaire du magazine, le numéro spécial été. Elle tourne quelques pages, et là, je découvre ces mots :


« Cargo blues fait tanguer la rade phocéenne au rythme des désillusions sociales. »

L'article est signé Julie Malaure, grande journaliste littéraire, spécialiste du polar, dont j'ai déjà lu des articles dans Le Point, je crois. Et, cerise sur le gâteau, Cargo blues figure parmi les 7 polars à lire cet été, aux côtés des livres de Sylvie Baron, Ali Rebeihi, Dominique Sylvain, Alexandre Julhiet, Valentin Musso et Michel Bussi.


Quel choc ! Encore une bouffée d’émotion forte. Parce qu’au même instant, c'est le souvenir de ma mère qui s'impose. Je me souviens : depuis mon enfance, elle était abonnée au Nouvel Obs. Moi, j'y lisais une seule page : la planche BD de Bretecher, Agrippine. Ma mère, elle, dévorait chaque numéro, chaque critique littéraire, chaque article sur la société ou la politique. Elle adorait lire. Aujourd’hui, cela fait déjà dix-neuf ans qu’elle est morte. Elle n’a jamais su que je deviendrais écrivaine. Elle n’aura jamais su que, même au détour d’une simple phrase, mon nom apparaîtrait un jour dans les colonnes de son magazine fétiche. Quel choc elle aurait reçu, elle aussi ! Je le vis pour deux.


Et en ce samedi matin, dans cette salle de Saint-Chamas, entre les tables d’auteurs, les allées encore calmes avant l’ouverture au public, j’ai senti ce lien invisible, à travers ces pages.


Roseline m’a laissé son magazine pour que je le lise tranquillement en buvant mon café. Et c’était une sacrée façon de commencer la journée.


La suite du salon a été à l’avenant : un franc succès, de belles rencontres, beaucoup de sourires et pas mal de rigolades, notamment avec Bénédicte Rousset, une autrice dont l’état d’esprit me ressemble beaucoup. Et aussi avec mes deux camarades marseillais, Gilles Del Pappas et Maurice Gouira, toujours prêts à raconter une histoire ( marseillaise, évidemment!), une galéjade ou à balancer un bon mot.


Après Libé et Le Point, c’est donc le *troisième article national autour de Cargo blues. Et même si je n’écris pas pour la presse ou les classements, forcément, ça me touche. Parce que ça veut dire que ce roman marseillais, noir et social, trouve sa place. Et qu’il voyage, porté par des lectrices et des lecteurs, jusque dans les pages où ma mère allait chercher ses lectures.


Alors merci, Roseline, pour le café et pour la surprise. Merci à Julie Malaure et au Nouvel Obs. Merci à ma mère et tout ce que je porte d'elle en moi. Et merci à vous toutes et tous qui lisez, partagez et faites vivre Cargo blues.


Pour moi, ce numéro du Nouvel Obs aura toujours un goût un peu particulier.


Bel été à vous, et que pour vous, le ☀️ brille haut et fort, même à l'ombre d'un (bon) polar ! 😉

Couverture du Nouvel Obs spécial été 2025
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Article "Nos régions ont du talent (sanglant)" par Julie Malaure
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